Alexandre Chèvremont (éd.), La Polyphonie: des Lumières à Adorno
Séminaire de la Faculté 2025-2026: lire les Humanités
Mercredi 18 mars 2026, 17h-18h30, Alexandre Chèvremont présente le livre La Polyphonie: des Lumières à Adorno (Classiques Garnier, 2025) dont il est éditeur et contributeur. Il est accompagné de Holger Schmid (contributeur). La séance est modérée par Simon Chauviré (doctorant en esthétique et philosophie de l'art).
La séance s'inscrit dans le cadre du séminaire de la Faculté des Humanités 2025-2026 (second semestre), elle est ouverte à tous les publics, elle a lieu à la bibliothèque Humanités (A1.727).
Alexandre Chèvremont est professeur en esthétique et philosophie de l'art à l’Université de Lille, il est chercheur au sein du centre de recherche CEAC (Centre d'étude des arts contemporains).
Holger Schmid est maître de conférences émérite en philosophie moderne et contemporaine, il est membre du laboratoire STL (Savoirs Textes langage).
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Si la polyphonie semble au siècle des Lumières obéir au processus de rationalisation de la musique qu’avait décrit Max Weber puis Theodor Adorno, elle est surtout débordée par la modélisation d’une nouvelle forme de musique instrumentale qui tente à nouveau de faire droit à la pluralité des voix.
Alors que le siècle des Lumières semble peu favorable à l’idée de polyphonie, jusqu’à en absenter le vocable, l’émergence d’une pratique et d’un discours polyphoniques dans les années 1770-1780 ne préparent pas seulement le terrain au style classique et au déploiement instrumental et orchestral de la polyphonie, mais aussi aux problèmes qui sont les nôtres en matière de rationalisation du matériau musical et de pluralité dans le public auditeur.
Alexandre Chèvremont, « Introduction »
Dans le débat autour du conflit entre fugue et sonate, où s’engage la seconde École de Vienne, la référence constante aux anciens Néerlandais est dans un rapport étroit avec la question de la nouvelle musique, se voulant l’héritière de la tradition contrapuntique, dont le déroulement est souvent envisagé, avec Max Weber, comme un processus de rationalisation. Le regard à porter sur l’usage philosophique du concept de polyphonie passe par Mozart et Beethoven, donc par le siècle des Lumières.
Holger Schmid, « Polyphonie en philosophie de l’histoire »
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