Arts, lettres modernes, philosophie, sciences du langage

Les trouvailles

Nous ouvrons et fermons des livres à longueur de journée. Parfois, nous trouvons ce que nous cherchons, parfois, ce que nous ne cherchions pas. On y fait des rencontres singulières, comme des marque-pages insolites, des documents plus ou moins anciens, hors de propos. Ils nous transportent où l'on ne s'attendait pas à aller.
Ici se trouve un petit dépôt, la collection des inattendus présentés au fil de l'eau: les trouvailles.

Un ticket métropolitain

Ticket de métro poinçonné, ici recto-verso, trouvé dans : Le Complexe significabile, ELIE Hubert. Paris, Librairie philosophie J. VRIN, 1937
Cote : 189.4 ELI
Trouvé page 24.
Pour la petite histoire, les pages suivantes ne sont pas coupées (le lecteur était bien sûr dans le métro et n'avait pas de coupe-papier à sa disposition...)

Journée protestataire

Journée protestataire, 1962
Avis aux étudiants de l'Université de Lille et aux enseignants du Nord, trouvé dans : Le Roman d'aventures, Tadié Jean-Yves. Paris,PUF, 1982
Cote : 809.387 TAD page 113 "Stevenson".
On notera que la trouvaille est plus âgée que le livre lui-même (elle a dû vivre ailleurs avant de s'y installer), on notera aussi qu'il n'est pas impossible qu'il y ait un lien entre une journée d'action syndicale et l'aventure "à la Stevenson".

The Catholic University of America Press 1949

The Catholic University of America Press propose le Lexicon of St Thomas, Fascicule II, en 1949.
Cote : S 12154
Trouvé page 1.

Jean Starobinski sur la ligne Paris-Genève-Milan

Trouvé dans la revue Le Débat, n° 29/1984, Autour de Maurice Blanchot. "Les intellectuels en question", p. 7.
Il s'agit d'un article du journal Le Monde, daté du vendredi 28 avril 1989.

Gilles Deleuze : Möglichkeiten oder ich ersticke
Des possibles, ou j'étouffe

Revue Le Débat, n° 88/1996, trouvé p. 32.
Article du 7 novembre 1995 écrit à l'occasion de la mort de Gilles Deleuze, dans le journal berlinois Tageszeitung.
Son titre : Möglichkeiten oder ich ersticke (des possibles, ou j'étouffe).
Bonne lecture aux germanophones !

Bon anniversaire, papa

Trouvé dans :
Elie Faure : Pour le septième art, p. 124, cote : W 10548

Le mieux, c'est de lire...

Ma petite merveille, Léa
Une lettre perdue

Il est rare dans la vie de bibliothécaire de trouver si réjouissante missive perdue entre deux pages d'un livre.
Elle nous a semblé suffisamment anonyme pour la proposer à l'attention des lecteurs.
Les intéressés s'y reconnaitront (peut-être), les lecteurs indiscrets n'y reconnaitront personne.
Lettre trouvée dans Vladimir Nabokov, Littératures I.
Cote : 814.5 NAB

Imprécis de graphologie

Joyeux et véritable imprécis de recherche graphologique, daté du 29 mai 1973.
Tapé à la machine sur un papier de format A5, il arbore le logo et la mention de L'Institut international de recherches graphologiques.
Il figurait dans Feuerbach, Ludwig, Manifestes philosophiques : textes choisis (1839-1845), Pais, PUF, 1960.

"C'est avec plaisir que nous avons reçu votre lettre et nous vous prions de trouver ci-après l'analyse graphologique succincte et gratuite de votre écriture...".

Michel Foucault lit (et s'approprie) Nietzsche

Rien de surprenant, mais une trouvaille quand même !
En retrouvant un ancien (très ancien) livre d'emprunts du département de philosophie, nous apprenons que le 3 mars 1955, Michel Foucault, alors assistant à l'université de Lille (en psychologie), emprunte deux ouvrages de Nietzsche à la bibliothèque de Philosophie, La Volonté de puissance et Le Gai savoir, et le 21 avril, 3 numéros de la revue Critique, les 84, 86/87 et 89.

Si Le Gai savoir s'accompagne d'un point d'interrogation et si le n°89 de Critique n'est plus dans nos collections, cela ne permet pas d'en tirer de conclusions hâtives.

Ah, sainte Catherine
Une trouvaille ou un miracle...

Selon le vieil adage voulant que deux saintes valent mieux qu'une (ou deux saints valent mieux qu'un ?), voici convoquées Cécile et Catherine, et ce (sans ironie), dans un livre de Nietzsche, La naissance de la philosophie à l'époque de la tragédie grecque, traduit par Geneviève Bianquis (Gallimard, 1938), cote S 131114, page 10.

Chère XXX
Voilà les fêtes qui arrivent. Si tu joues encore de la guitare, je te souhaite une bonne fête Ste Cécile, et bien sûr, j'y ajoute tous mes souhaits pour Ste Catherine. J'espère que tes ennuis dentaires sont terminés et que tu as repris tes cours pour réussir brillamment comme tu nous as habitués chaque année.